DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

SOYONS LES LEADERS DE DEMAIN DE LA CYBERSÉCURITÉ, ET PROTÉGEONS-NOUS DES MENACES CHINOISES POUR NOTRE SÉCURITÉ DÈS AUJOURD’HUI !


12/03/2019
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Pour la délégation française du groupe ADLE, une véritable stratégie européenne de cybersécurité est nécessaire pour faire de l’Europe un leader technologique et normatif dans le domaine, capable de faire face aux menaces de manière coordonnée.

 

C’est pourquoi les députés ADLE français ont soutenu la résolution du Parlement européen sur les menaces pour la sécurité liées à la présence technologique croissante de la Chine dans l’Union et les actions possibles à l’échelle de l’UE pour les réduire (402 voix pour, 163 voix contre) et le règlement sur la cybersécurité relatif à l’ENISA, Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité et relatif à la certification des technologies de l’information et des communications en matière de cybersécurité (586 voix pour, 44 voix contre).

 

Les entreprises de technologie chinoises, telles que Huawei ou ZTE, sont aujourd’hui soupçonnées de fabriquer du matériel 5G défaillant au niveau des standards européens. Elles semblent y avoir glissé des portes dérobées qui permettraient à la Chine, grâce à la loi sur le renseignement national, d’accéder à des données à caractère personnel ou d’intérêt stratégique - et ce à l’encontre des règles européennes en matière de droits fondamentaux, du respect de la vie privée, de la protection de nos données et de nos infrastructures critiques.

 

Au-delà de cette résolution et de ce règlement, les outils et initiatives à l’échelle européenne ne manquent pas, mais leur mise en œuvre au niveau des États membres laisse à désirer.

 

La directive « Code des communications électroniques européen » donne notamment aux États membres le pouvoir d’enquêter largement sur les produits et services mis sur le marché de l’Union, et de prendre des mesures en cas de non-conformité. La directive « NIS » qui a pour but d’assurer justement un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des systèmes d’information dans l’Union, entrée en vigueur en 2016, n’est toujours pas transposée entièrement par une majorité d’États membres, affaiblissant la force de l’Union pour protéger le marché intérieur et les Européens des menaces.

 

Demain sera votée la position du Parlement sur le règlement « centres de compétences en matière de cybersécurité ». La position du Parlement pour la directive sur le filtrage des investissements directs étrangers qui établit notamment un mécanisme de coordination pour l’évaluation des risques a, quant à elle, été adoptée en février dernier. Ce sont de nouvelles munitions qui viennent s’ajouter à la boite à outils européenne face aux risques et menaces extérieures.

 

La délégation française de l’ADLE réitère donc haut et fort l’appel lancé à la Commission de proposer une stratégie qui consolidera les diverses mesures en une force d’action et souligne l’importance pour les États membres d’agir de manière coordonnée.