DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

DISCOURS SUR L’ETAT DE L’UNION : ACTION, ELAN ET PROJECTION


12/09/2018
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Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prononcé ce matin le dernier discours annuel sur l’état de l’Union de son mandat. Loin d’être le testament de la Commission Juncker , cette allocution, tournée vers l’avenir, nous rappelle que la tâche reste importante si l’exécutif souhaite faire aboutir l’ensemble de son programme avant juillet prochain.

Or, l’actualité récente marquée notamment par un bouleversement de l’ordre mondial, une guerre commerciale , la crise humanitaire au Proche Orient, mais également les effets incontestables du changement climatique, nous démontre sans cesse la nécessité d’une plus grande intégration vers une Europe forte, souveraine, qui défend les valeurs de la démocratie et de l’État de droit, qui nous protège. Une Europe patriote qui n'est pas dirigée contre les autres.

Jean-Claude Juncker a formulé en ce sens une série de nouvelles propositions à laquelle la délégation française du groupe ADLE apporte son soutien entier. Parmi les orientations évoquées, il faut souligner le souhait de passer de l’unanimité à un vote à la majorité qualifiée au Conseil en matière de politique extérieure afin d’être plus efficace et plus visible. L’Union européenne doit parler d’une seule voix dans le monde et ne plus se contenter d’être bloquée par la règle du plus petit diviseur commun.

 « Nations et Union européenne doivent marcher ensemble. » « Je voudrais que l’Europe quitte les gradins du stade mondial pour devenir un façonneur, un architecte. »

Un des leviers pour y parvenir est de renforcer l’euro : la monnaie commune doit devenir un instrument de cette souveraineté européenne. Achever l’approfondissement de l’Union économique et monétaire ainsi que du marché des capitaux est un impératif.

De plus, nous tenons à saluer la proposition de doter le parquet européen de compétences en matière de terrorisme ou encore les initiatives pour mieux protéger la vie de nos démocraties contre toute manipulation par des pays tiers, voire par des intérêts privés.

En matière de migration, il apparaît prioritaire de coordonner le droit d’asile et d’accueil, conjointement à des contrôles aux frontières opérationnels avec le renforcement du corps européen de garde-frontière et garde-côtes (dont les effectifs passeront à 10 000 agents en 2020).  

Enfin, Jean-Claude Juncker a consacré un passage important à la relation entre l’Europe et l’Afrique. Ce « continent cousin », auquel l’Union doit s'adresser comme à un partenaire avec lequel il propose de bâtir une "nouvelle alliance". 

A quelques mois de la fin de la législature, ce discours fixe un cap auquel notre délégation souhaite contribuer.